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Déclarer vos ruches : du 1er septembre au 31 décembre 2016

La déclaration de ruches représente un enjeu pour la politique sanitaire en faveur de l’apiculture ; elle est obligatoire dès la 1ère colonie d’abeilles détenue.

Par ailleurs, elle revêt, depuis 2016, une importance nouvelle pour la filière française apicole : le nombre total de colonies déclarées entre le 1er septembre et le 31 décembre sera transmis à la Commission européenne ; l’enveloppe européenne dédiée à l’apiculture dans le cadre du programme apicole européen sera partagée entre chacun des Etats membres au prorata du nombre de colonies déclarées par chacun des pays(environ 3,5 millions d’euros/an pour la France).

Une procédure simplifiée de déclaration en ligne  :


http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr


Les bilans intermédiaires pour la campagne de déclaration de ruches 2016 :
-  national (du 01/09 au 03/11/16) (format pdf - 45.7 ko - 25/11/2016)
-  par département (du 01/09 au 31/10/16) (format pdf - 45.7 ko - 25/11/2016)


L’apiculture contribue au développement rural et au maintien de la biodiversité grâce à ses nombreux producteurs, souvent très petits, qui sont répartis sur tout le territoire français.

L’apiculture fournit des productions variées : miels, gelée royale, étamines, reines, nectars. Elle constitue une composante importante de l’agriculture française, puisqu’elle permet la pollinisation de nombreuses cultures (arbres fruitiers, cultures oléagineuses, petits fruits, cultures légumières, productions de graines et de semences).

La Normandie accueille 2,3 % de la ruche France chez 4,9 % des apiculteurs. Les apiculteurs professionnels normands, ne représentant que 2,4 % des apiculteurs régionaux, mais détiennent quasiment 40 % des ruches de la région.

Il est à noter que le rendement moyen par ruche, augmente avec le nombre de ruches détenues. Néanmoins, le rendement par ruche a reculé de 34 % depuis 2010. La production régionale est donc alimentée, à 50 % environ par l’apiculture de loisir.

Le métier d’apiculteur reste attractif car frugale en foncier. Néanmoins, l’apiculture est une activité de plus en plus exigeante et technique.
Elle dépend des aléas climatiques et des zones géographiques, mais aussi des pratiques et des stratégies des apiculteurs : ruches sédentaires ou transhumantes, choix des types de miels recherchés…

Les taux de mortalités observés sur les colonies d’abeilles dans le monde se sont fortement accrus, dépassant parfois les 30 % par an. Agressions chimiques, parasites, infections, insuffisance de ressources alimentaires, frelon asiatique...Il est dorénavant établi qu’il n’y a pas une cause unique de mortalité.

Un guide de bonnes pratiques incontournables et éco-responsables :
à destination des apiculteurs pour eux-mêmes, et aussi afin que leur propre rucher ne devienne pas la source d’une contamination mettant en péril un rûcher de proximité qui peut atteindre un professionnel dont c’est la seule ressource économique

http://www.itsap.asso.fr/downloads/...

Marché du miel
Le marché du miel peut être segmenté en deux catégories : le marché dit du « vrac », alimenté par les entreprises de conditionnement, et le marché alimenté par les apiculteurs eux-mêmes (vente en direct ou en demi-gros), qui représente plus de la moitié de la récolte.

Un apiculteur sur deux en vente directe
La moitié du miel produit en France est commercialisée en vente directe
alors que pour l’ensemble des exploitants agricoles (toutes productions confondues), 1/5 utilise ce mode de commercialisation (1/10 en Normandie).

La France est nettement déficitaire en miel.

Les importations, en hausse constante, se sont élevées à 25 400 tonnes en 2012 et à 34 300 tonnes en 2014. Les principaux fournisseurs de la France (80 % des volumes) sont l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique, la Hongrie, l’Argentine et l’Italie ; notons que certains pays comme l’Espagne ont une activité de négoce importante ; de fait, l’origine des miels échangés avec l’Espagne peuvent provenir de pays tiers.

Les exportations s’élèvent à 4 800 tonnes en 2014 (24,84M€, sur la base de 500€/tonne). Les principaux pays destinataires sont le Royaume-Uni, l’Espagne et la Suède.

Moins de production nationale, plus d’importations
En 2014, la production ne couvre que 31 % des besoins de la consommation française de 42 707 tonnes,
contre 46 % en 2010 (avec 1 300 000 ruches et 18 500 tonnes de miel produites et un CA de 133,5M€)

L’apiculture normande bénéficie donc d’une large marge de progrès de production .

Pour tout passionné d’apiculture, consulter le site de l’ITSAP (institut technique et scientifique de l’abeille et de la pollinisation : http://www.itsap.asso.fr